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🇨🇺 Le grand Cuba Quiz - Partie 2

voiliershazzan
8 juin 2022
13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

À Cuba, faire ses courses peut prendre une semaine, acheter une batterie devenir un véritable parcours du combattant et la façon de payer faire varier un prix du simple au quadruple ! Entre monnaies, pénuries, files d’attente et vieilles américaines, suite de nos étonnements cubains, racontés avec l’aide précieuse de nos amis Ana et Palacio.


Nous vous proposons la deuxième partie du grand Cuba Quiz pour la suite de nos étonnements ! Encore merci à Ana et Palacio pour leur contribution.


Cuba nous a tellement interpellés, boulégués comme on dit dans le Sud, que d’autres publications suivront : un article pour vous inviter chez Ana et Palacio ainsi qu’une petite vidéo qui vous emmènera en balade à La Havane !


Bonne lecture…



6. En tant qu’étranger, vous pouvez payer

a. En liquide en euros

b. En billets verts $ (USD)

c. Avec votre carte Visa

d. Avec votre American Express

e. En pesos cubains


7. Combien pouvez-vous avoir de pesos cubanos pour 1 euro ?

a. 25

b. 90

c. 100

d. 120


8. Que pouvez-vous vous offrir avec 10 euros ?

a. Un paquet de cigarettes

b. Un plat du jour au restaurant éphémère du port

c. Un cocktail "Cuba Libre" à l’hôtel 4 étoiles de la marina

d. Un litre de lait


9. Combien de temps votre amie cubaine réserve-t-elle dans son agenda pour acheter du poulet ?

a. Inutile de l’inscrire dans l’agenda, elle l’achètera en sortant du travail

b. Elle bloque deux heures, mieux vaut être prudent

c. Elle s’organise avec la famille pour la garde de ses enfants la nuit d'avant

d. Elle ne prévoit rien d’autre sur son agenda pour la semaine


10. Quel type de véhicule verrez-vous le plus fréquemment à La Havane ?

a. Une 404 Peugeot (prononcez Péyo)

b. Une Lada sans âge

c. Une vieille américaine type Chevrolet

d. Une voiture neuve

e. Une charrette tractée par un cheval




Réponse n°6 : En tant qu’étranger, vous pouvez payer

a. En liquide en euros

b. En billets verts $ (USD)

c. Avec votre carte Visa

d. Avec votre American Express

e. En pesos cubains


Si, en 2022, vous pouvez payer en liquide (euros ou CUP, c'est-à-dire pesos cubains) ou faire chauffer votre carte Visa, il vous sera en revanche pratiquement impossible de payer en dollars US et, dans tous les cas, jamais avec une carte bancaire américaine.


Explications ! Pour apprécier les réponses à cette question, il faut préciser quelques points historico-géo-politiques.


Un peu d’histoire et de géopolitique


Historique des relations entre Cuba et les États-Unis de 1959 à 2019

Tout d’abord, sans vouloir faire un cours d’histoire, il faut se rappeler que les relations entre Cuba et son voisin, les USA, sont pour le moins tendues !


Embargo et baie des Cochons par-ci, Guantánamo par-là, ouverture avec Obama par-ci, recrispation des relations sous Trump par-là… depuis, fortes restrictions pour les citoyens américains souhaitant se rendre à Cuba et, depuis juin 2021, impossibilité de payer en dollars US ou de les changer en espèces…



L’histoire de Bob ou comment il est difficile d’être un Américain à Cuba

Dollar américain barré illustrant l’impossibilité de payer en dollars US à Cuba

Donc le billet vert américain n’est pas une monnaie très prisée des Cubains.


En ce moment d’ailleurs, s’il leur est possible de déposer des euros à la banque, c’est carrément impossible pour les dollars US.



Quant à la carte American Express, laissez-moi vous raconter l’histoire de notre voisin de ponton ! Un beau matin, un bateau à moteur américain vient s’amarrer juste à côté de nous. Quelle ne fut pas notre surprise car nous savions que depuis Trump, les possibilités de voyage des Américains à Cuba étaient fortement restreintes (d’ailleurs, il n’y avait aucune équipe américaine au concours de pêche 2022 contrairement à ce qui se faisait dans le passé !).


Donc, il était étonnant de voir un bateau battant pavillon US à la Marina Hemingway. Nous discutons avec Bob, le propriétaire du bateau, qui nous explique qu’en traversant depuis la Floride vers le Guatemala, il s’est retrouvé pris dans des conditions de mer difficiles suite à la première tempête tropicale de la saison, Agatha, ce qui l’a amené à se rapprocher des côtes cubaines pour se mettre à l’abri… Mais les garde-côtes veillaient et lui ont intimé l’ordre de lever l’ancre et de se rendre à la Marina Hemingway, instruction suivie par notre navigateur américain. Il est donc entré officiellement dans le pays, bien sûr sans faire tamponner son passeport afin de ne pas révéler cette escale forcée aux autorités de son pays.


Bob, navigateur américain, à bord de son bateau à la marina Hemingway à Cuba
Notre voisin américain, Bob

Quand le temps s’est calmé, il a décidé de continuer son voyage et s’est rendu à la capitainerie pour payer sa note (formalités d’entrée et frais de marina) … La marina n’acceptant que les paiements par carte, il sort la sienne et là problème, c’est une carte américaine et elle ne fonctionne pas ici ! Comment faire ?


Le capitaine du port est alors venu nous demander si nous acceptions de payer la note avec notre carte Visa et de nous faire rembourser en dollars par Bob.




Nous avons accepté et notre Américain était tellement heureux de s’être sorti de cette situation qu’il nous a gratifiés d’un généreux tip (pourboire en anglais).



Réponse n°7 : Combien de pesos cubanos aurez-vous pour 1 euro ?

a. 25

b. 90

c. 100

d. 120


Toutes les réponses sont bonnes, étonnant, non !

Avant janvier 2021

Avant, il y avait

  • deux monnaies sonnantes et trébuchantes :

    • le CUC (Peso Cubano Convertible, adossé au dollar), très présent dans le tourisme et pour certains achats,

    • le CUP (Peso Cubano), la monnaie dans laquelle la plupart des Cubains percevaient leur salaire et achetaient les produits de base subventionnés.

    • 1 CUC valait 24 CUP,

    • ce système créait donc une véritable économie à deux vitesses entre ceux qui avaient accès aux CUC et ceux qui devaient vivre essentiellement avec leurs CUP.


  • une "monnaie virtuelle"

    • le MLC (Monnaie Librement Convertible) :  à partir de 2019 apparaissent les magasins en MLC où les achats se font uniquement par carte à partir d’un compte alimenté en devises étrangères.


Changement en janvier 2021

Le CUC est supprimé et le CUP devient la seule monnaie nationale. Le MLC, lui, subsiste et prend de plus en plus d’importance, notamment parce que certains produits sont difficiles, voire impossibles, à trouver ailleurs que dans les magasins MLC.


La réforme s’accompagne d’une forte augmentation des salaires et des pensions, destinée à compenser la hausse des prix. Mais l’inflation qui suit grignote rapidement ces augmentations et réduit fortement le pouvoir d’achat des Cubains.


Les cartes autorisées dans les magasins MLC

Panneau indiquant les modes de paiement autorisés dans les MLC à Cuba

Si vous êtes Cubain, vous pouvez payer en MLC avec une carte magnétique liée à un compte alimenté en devises étrangères acceptées par les banques cubaines ou par virement entre comptes.


Pour les étrangers, il est possible d’acquérir une carte magnétique "prépayée" utilisable dans les magasins MLC ou de payer avec sa carte bancaire européenne, type Visa ou MasterCard.



(*) : La carte AIS, bien que son nom inclue le mot "American", n'est pas une carte bancaire américaine, mais une carte délivrée par l'établissement financier cubain FINCIMEX permettant aux Cubains de recevoir de l'argent de leurs proches et amis à l'étranger.



Si vous payez par carte bancaire dans une devise étrangère acceptée, c’est le taux officiel, soit environ 27 pesos pour un euro lors de notre séjour, qui est utilisé.


Billet devant un distributeur de billets à Cuba illustrant le taux de change officiel
Taux de change officiel = 27 pesos pour 1 €...

Mais certaines denrées n’étant à peu près trouvables (lait, beurre…) que dans les magasins MLC, les Cubains essaient à tout prix de récupérer des devises étrangères acceptées.


Cela fait prospérer un marché noir de devises, marché noir déclaré illégal mais largement pratiqué.




Échange d’euros contre des pesos cubains au marché noir à Cuba
...et aux alentours de 100 pesos au marché noir !

Dès notre arrivée, le capitaine du port nous a dit que le chauffeur du taxi bleu, souvent présent dans le port, pouvait nous faire le change de nos euros en CUP ! Avec ce type de change, le taux variait entre 90 et 120 CUP pour 1€. Nous avons changé avec ce taxi mais aussi dans la rue, avec un taux aux alentours de 100 pesos pour 1€.



Ce qu’il faut retenir : la façon de payer peut faire varier le prix de 1 à 4

Donc, si vous payez par carte bleue une somme de 1000 pesos, vous serez débité, hors frais bancaires, d’environ 37€ (1 euro = environ 27 pesos) ; par contre, si vous payez avec les billets cubains changés dans la rue, vous aurez déboursé entre 8 et 11€ (1 euro = 90 à 120 pesos).


Autrement dit, en payant par carte, le même achat pouvait nous coûter jusqu’à quatre fois plus cher !


Pour compléter le sujet, sachez qu’il est aussi possible de payer directement en euros (les taxis, par exemple) et, dans ce cas, c’est le taux de 100 qui s’applique généralement.

Le marché noir, est-ce moral ?

Nous nous sommes posés la question de savoir s’il était moral et correct vis-à-vis des Cubains de changer à un taux de 100 et si cela ne favorisait pas l’augmentation des prix. Après en avoir discuté avec eux, il apparaît que la population est en recherche constante de devises, devises qu’ils ne peuvent obtenir qu’au contact des étrangers (touristes ou membres de la famille expatriés), et qui leur permettent notamment d’acheter dans les magasins MLC.


La question, à mon sens, reste posée !


Réponse n°8 : Que pouvez-vous vous offrir avec 10 euros ?

a. Un paquet de cigarettes

b. Un plat du jour au restaurant éphémère du port

c. Un cocktail "Cuba Libre" à l’hôtel 4 étoiles de la marina

d. Un litre de lait


Réponse en quantité (avec taux de change de 100 pesos pour 1 euro) :


  • 9 paquets de cigarettes : Dominique précise qu’elles sont excellentes car fabriquées en partie avec les "chutes" des cigares cubains !


  • 2 plats du jour au restaurant éphémère : Au restaurant à Cuba, vous aurez au choix la plupart du temps, poulet, poulet ou encore poulet... Et parfois, rarement, porc ou crevettes ! Mais ne vous plaignez pas, car nombreux sont les Cubains qui aimeraient bien manger plus de poulet !


  • 3 "Cuba Libre" ou autre cocktail à l’hôtel mais 6 au restaurant éphémère : Heureusement que le restaurant éphémère n’est resté que le temps du concours de pêche, soit une petite semaine, car vu le prix (1,50€) et la saveur de ses caipirinhas, nous serions devenus alcooliques !


  • 1 litre de lait si vous avez la chance d’en trouver dans un magasin MLC



Caipirinhas et plats servis au restaurant éphémère de la marina Hemingway à Cuba
Ah... les caipirinhas servies par Maïté au restau éphémère !


Ana et son café au lait

Lors de nos échanges avec Ana, nous avons appris qu’elle adorait le café au lait mais n’en avait pas bu depuis des... années ! Nous avions fait un petit stock aux Bahamas pour faire des laitages, mais nous n’avions que peu pioché dedans. Nous avons donc donné 3 litres de lait et un paquet de café à Ana…


Ana, notre amie cubaine, dégustant son café au lait avec délectation
Mon amie Ana déguste son café au lait. Qué rico !

Une heure plus tard, à plus de minuit, elle nous envoyait un message pour nous dire qu’elle n’avait pas pu résister et s’était préparé un café au lait en arrivant chez elle.

Elle le dégustait gorgée par gorgée en nous envoyant de nombreux messages incluant un nombre incalculable de "Gracias" et "Qué rico !"





Où faire ses courses et à quel prix ?

Quant aux prix pratiqués, tout dépend de l’endroit où l’on achète :

  • Magasin "officiel" : le gouvernement met à disposition des Cubains un carnet d’approvisionnement, la libreta, qui leur permet d’acheter chaque mois certains produits de la canasta básica (panier de base) dans les magasins "normaux", à des prix encadrés et très "serrés".

  • Marché noir ou ventes entre particuliers : c’est plus cher car les prix dépendent de l’offre et de la demande. Le marché noir est officiellement illégal, mais il existe des groupes Facebook pour faciliter les échanges, donc on peut supposer que le gouvernement laisse faire, au moins dans une certaine mesure.


  • MLC : si vous achetez dans un magasin MLC, parfois la seule solution, les prix sont encore plus élevés.


  • Carnet d’approvisionnement cubain pour l’achat de produits alimentaires
  • Groupe Facebook de vente et d’échange de produits à La Havane
  • Rayons presque vides dans un magasin à Cuba

Le carnet d'approvisionnement - Groupe de ventes sur FB - Rayon clairsemé avec peu de références



Paquet de poulet acheté à Cuba, dont le prix varie de 200 à 1600 CUP
De 200 à 1600 CUP, le paquet de poulet

Prenons le cas du poulet : le panier de base donne droit à l’achat dans un magasin "officiel" d’une livre de poulet par personne et par mois au coût de 20 CUP.


Ana nous explique qu’il est aussi possible d’acheter, par famille et une fois par mois, un paquet d’au maximum 10 livres à 200 CUP. Au marché noir, nous dit-elle, ce même paquet de poulet peut coûter 1600 CUP.




Pour vous donner quelques repères

En recoupant les propos tenus par les différentes personnes rencontrées, le salaire moyen serait de l’ordre de 2000 à 3000 CUP (un médecin gagnerait environ 5000, un employé à l’immigration 6000, un retraité dans les 2000).


Au marché noir, tablez sur les tarifs suivants : un kilo de riz 100 CUP, 1kg de tomates 150, 1 kg de poulet 600, 30 œufs 1 250, une paire de baskets ordinaire 5000, une batterie de voiture près de 10000, un téléphone mobile neuf 25000 !


Si vous convertissez en mois de salaire, vous aurez vite le tournis !


Réponse n°9 : Combien de temps votre amie cubaine réserve-t-elle dans son agenda pour acheter du poulet ?

a. Inutile de l’inscrire dans l’agenda, elle l’achètera en sortant du travail

b. Elle bloque deux heures, mieux vaut être prudent

c. Elle s’organise avec la famille pour la garde de ses enfants la nuit d'avant

d. Elle ne prévoit rien d’autre sur son agenda pour la semaine


Une chose est certaine, oubliez la réponse a… et oui, ça peut aller jusqu’à une semaine !


Quand vous parlez alimentation à un Cubain, la réponse systématique est "c’est difficile de s’approvisionner"… mais pour vous donner une idée de ce que veut dire difficile, nous vous proposons deux échanges surréalistes pour nous, nantis que nous sommes !


Échange surréaliste n° 1 : la queue

Un soir, nous rentrions assez tardivement à la marina en voiture et je vois un groupe de femmes statiques, comme attendant dans la nuit… Et là commence un échange surréaliste !

- Elles attendent le bus ?

- Non, non, elles attendent l’ouverture du magasin !

- Mais il va ouvrir à cette heure tardive ?

- Non, demain matin

- Mais elles vont rester là toute la nuit ?

- Oui, pour être les premières à l’ouverture quand il y a un peu plus de choses en rayon.

- Toute la nuit ?

- Mais Christine, parfois, on fait la queue pendant une semaine !

- Une semaine ?

- Oui, une semaine !

- Vraiment une semaine ?

- Oui, vraiment, une semaine.

- Mais comment elles font si elles doivent aller aux toilettes ou se laver ?

- Eh bien, elles y vont et retrouvent leur place dans la queue à leur retour.

- Vous aussi vous faites ça ?

- Oui, Christine, c’est Cuba ! ajoute-t-il avec un large sourire.


File d’attente devant un magasin à La Havane pour faire les courses
Faire les courses : une activité chronophage

Échange surréaliste n° 2 : la liste des courses

Lors d’une de nos premières visites chez Ana, Palacio et leurs enfants, j’avais cuisiné un fondant au chocolat en me doutant bien qu’ils n’en mangeaient pas tous les quatre matins !


À notre arrivée, les nez sont venus le humer : on sentait le plaisir anticipé de la dégustation dans les yeux, on devinait la salive qui arrivait déjà aux commissures des lèvres.


Quand fut venue l’heure du dessert, enfants et adultes étaient impatients et leurs têtes de ravis faisaient plaisir à voir. Naïve que je suis, je propose de donner la recette (bon, c’était quand même au début du séjour) et je commence à énumérer :

 – 200 g de chocolat…

– Ah, 200 g, vraiment 200 g !

– 100 g de beurre…


Et là, éclats de rire de toute la famille :

– Arrête, Christine, nous n’en ferons jamais : le chocolat, le beurre, la farine… on n’en a pas, ou alors très rarement et à prix d’or.


Commence alors une série de questions : "Et ça, vous en avez ?", avec pour la plupart des produits cités une réponse négative. Palacio, qui ne manque pas d’humour, nous lance : "Ne demande jamais à un Cubain ce qu’il ne peut pas acheter, demande-lui plutôt ce qu’il peut acheter, ça ira plus vite !"


Réponse n°10 : Quel véhicule verrez-vous le plus fréquemment à La Havane ?

a. Une 404 Peugeot (prononcez Péyo)

b. Une Lada sans âge

c. Une vieille américaine type Chevrolet

d. Une voiture neuve

e. Une charrette tractée par un cheval


Réponse dans l’ordre de fréquence

Les plus fréquentes : les Lada sans âge

Ce sont manifestement les voitures les plus fréquentes à La Havane et, bien que n’étant pas mécanicienne, je peux vous affirmer qu’elles ne passeraient pas le contrôle technique.


Circulation à La Havane vue depuis une vieille Lada aux essuie-glaces capricieux
Un peu floue, la photo : la faute aux essuie-glaces, mais aussi aux gaz d'échappement !

Comme le dit Dominique, elles ont des portières qu’il faut fermer avec respect et je pourrais ajouter des essuie-glaces capricieux, voire inexistants et, pour le moins, totalement inefficaces, des sièges qui sont devenus "baquet" au fil du temps, des freins qui nécessitent l’anticipation de l’arrêt au feu (c’est d’ailleurs peut-être pour cela que le temps restant avant le passage au rouge est affiché à chaque feu !).



Et si vous voulez réparer votre véhicule, bon courage, car il vous sera difficile, voire impossible, de trouver la pièce de rechange : il vous faudra la faire fabriquer sur place et être très ingénieux.


Le Cubain possesseur d’une voiture détient un outil précieux qui va lui permettre de se déplacer facilement, mais aussi de faire le taxi, soit auprès d’autres Cubains, soit auprès des touristes. Et quand on sait que le salaire moyen serait de l’ordre de 2000 à 3000 pesos (20 à 30€) et qu’une course en taxi depuis Marina Hemingway jusqu’au centre de La Havane coûte au moins 10€ au touriste étranger, on comprend vite l’intérêt d’avoir une voiture… Ceci dit, comme pour les autres achats, il faut prévoir du temps pour faire le plein ou acheter une batterie.


Palacio dans un magasin après avoir enfin trouvé une batterie pour sa Lada
Après une semaine, Palacio a enfin une batterie pour sa Lada

Notre ami Palacio a mis pratiquement une semaine pour en trouver une, et à prix d’or : 9975 CUP.


Il a dû faire je ne sais combien de magasins puis, comme il n’y en avait que dans un magasin MLC, il a changé dans la rue les CUP qu’il avait gagnés en tant que taxi contre des euros.


Ensuite, il lui a fallu déposer ces euros sur sa carte MLC et finalement se lever à 4h du mat pour enfin avoir la précieuse batterie !




Les vieilles américaines

Ce n’est pas un mythe, il y a beaucoup de vieilles américaines (je parle uniquement des voitures !) à La Havane.


Vieille voiture américaine à La Havane avec le capot ouvert
On voit l’âge véritable sous le capot ! Comme souvent !

Bien sûr, les plus rutilantes (au moins pour la peinture extérieure) sont localisées dans le centre de La Havane et proposent des tours de la ville aux touristes.



Toutefois, ce ne sont pas les seules : on en trouve pas mal dans les autres quartiers.



Comme les Lada, elles sont dans un état pas terrible et ont souvent des moteurs d’une autre marque, que les Cubains, ingénieux par nécessité, parviennent à adapter à leurs antiquités !

Les voitures neuves


Voiture de police récente dans les rues de La Havane

On croise quand même quelques voitures neuves ou récentes à La Havane : Honda, Toyota, Péyo (oui, vous savez, la marque française au Lion)...


Outre les quelques voitures de police qui étaient toutes récentes, nous avons quand même vu un certain nombre de voitures qui semblaient éligibles au contrôle technique.



Ceci dit, nous étions à La Havane, la capitale du pays où se trouvent les ambassades et les personnes les plus aisées. J’ignore s’il y en a autant dans la campagne.


Les 404 comme celle de mon papa et ma maman

Peugeot 404 vert pomme dans une rue de La Havane
Une "Caroline" vert pomme à Cuba, séquence nostalgie !

Je n’ai pas pu m’empêcher de citer les 404 car mes parents en avaient une, une voiture vert foncé baptisée Caroline…


Grande émotion pour moi quand j’ai vu les cousines de notre Caroline circuler dans les rues de La Habana !


Pour finir la séquence nostalgie, j’ai aussi vu pas mal de motos et en particulier des Suzuki 125 GN…






La charrette hippomobile


Charrette hippomobile dans une rue de La Havane

Nous en avons aussi vu quelques-unes à La Havane…



Y en a-t-il davantage à la campagne ? Je l’ignore !




Alors, quel est votre résultat au grand Cuba Quiz ?

Je ne sais pas quel est votre score, mais personnellement, je n'aurais pas eu beaucoup de réponses justes avant d'y aller !


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© 2021 Voilier Shazzan

Crédit photo : Shazzan, Machin Truc, Violaine Parcot, Clémentine Caillat

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