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🇲🇽 Invraisemblable Mexico !

voiliershazzan
27 août 2022
6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Tentaculaire, bouillonnante, déroutante… Mexico nous en a mis plein les yeux ! Des vestiges précolombiens aux gratte-ciels, des voladores aux concheros, des musées aux quartiers populaires, premières découvertes d’une capitale qui ne fait décidément rien à moitié.


Aujourd’hui, nous vous emmenons au Mexique… Dans cet article, nous allons vous faire découvrir ou redécouvrir les "incontournables" de Mexico, vous faire entrevoir la richesse des musées et de la culture de cette grande ville, vous faire survoler l’un de ses quartiers populaires réputés parmi les plus dangereux de la capitale…


Pour les découvertes plus insolites et celles qui nous ont le plus touchés, il va encore falloir patienter ! Allez, c’est parti pour cette première mise en bouche assortie d’une petite surprise en fin d’article !


Mexico, la ville de tous les superlatifs

Une ville en grand

  • Vue panoramique sur Mexico depuis la Torre Latinoamericana

  • 50 km du nord au sud et 30 km d’est en ouest à vol d’oiseau, soit 14 fois la surface de Paris, à une altitude moyenne de 2240 mètres.



  • L’une des 10 agglomérations les plus peuplées au monde avec près de 22 millions d’habitants. Ciudad de México elle-même en compte plus de 9 millions, répartis en 16 alcaldías (arrondissements) et quelque 1800 colonias (quartiers).



  • 10000 km de rues et de routes.





Un monde de superlatifs


  • Promeneurs dans le parc de Chapultepec à Mexico
  • Espaces verts du parc de Chapultepec
  • Végétation du parc de Chapultepec

Le plus grand parc urbain d’Amérique latine avec le parc de Chapultepec et ses 647,5 hectares, soit deux fois plus grand que Central Park à New York.



  • Basilique Notre-Dame-de-Guadalupe à Mexico
  • Parvis de la basilique Notre-Dame-de-Guadalupe
  • Intérieur de la basilique Notre-Dame-de-Guadalupe

Le 2ème sanctuaire catholique le plus visité au monde après le Vatican avec la basilique Notre-Dame-de-Guadalupe (14 millions de visiteurs par an).



  • Gratte-ciels le long de l’avenue des Insurgés à Mexico
  • Paseo de la Reforma au cœur de Mexico
  • Paseo de la Reforma et monument de l’Ange de l’Indépendance à Mexico

La plus longue avenue de Mexico avec les près de 30 km de l’avenue des Insurgés, sans oublier l’interminable Paseo de la Reforma.



  • Zócalo, grande place du centre historique de Mexico
  • Promeneurs sur le Zócalo à Mexico
  • Palais national bordant le Zócalo à Mexico

L’une des plus grandes places publiques du monde avec son Zócalo, aussi connu sous le nom de Plaza de la Constitución.





Une vieille dame survivante

  • La vallée de Mexico abritait déjà de grandes cités bien avant notre ère, comme Cuicuilco puis Teotihuacán. Mais l’histoire de Mexico elle-même commence véritablement avec Tenochtitlan, fondée par les Mexicas en 1325 sur une île du lac Texcoco et devenue le cœur de l’empire aztèque.


  • Elle fut par la suite "réaménagée" à la sauce espagnole par les conquistadors qui se gardèrent le centre-ville et reléguèrent les populations indigènes à la périphérie, les deux zones étant notamment séparées par des canaux comme pour mieux les isoler !


  • Elle a dû survivre à la colonisation espagnole, à l’invasion des troupes américaines et françaises, se relever d’inondations et de séismes, composer avec les éruptions des volcans qui l’entourent et gérer une croissance démographique et géographique impressionnante.


  • Les défis sont encore nombreux pour la capitale du Mexique, ne serait-ce qu’en termes de pollution et de sécurité. À ce propos, nous ne nous sommes jamais sentis en réel danger, mais nous avons toutefois suivi les consignes des locaux et des guides de voyage, à savoir : ne pas sortir la nuit, ne prendre que les transports en commun "officiels" et préférer les Uber aux taxis.


La ville de tous les contrastes

  • Vestiges précolombiens au cœur de Mexico
  • Gratte-ciels modernes de Mexico
  • Vestiges précolombiens devant une église de Mexico

Des vestiges précolombiens qui côtoient des gratte-ciels de verre et d'acier.



  • Palais des Beaux-Arts de Mexico
  • Sculpture précolombienne dans un musée de Mexico
  • Personne dormant dans la rue à Mexico

Une richesse culturelle débordante avec des théâtres, des musées, des concerts… qui ne parviennent pas toujours à faire oublier les inégalités persistantes en termes d’accès à la culture et à l’éducation, malgré les programmes gouvernementaux.



  • Place animée du centre historique de Coyoacán
  • Maison couverte de graffitis dans un quartier de Mexico
  • Habitations populaires vues depuis les hauteurs de Mexico

Des quartiers bobos comme le centre historique de Coyoacán, bien propre, où l’on vient manger une glace le dimanche en famille, mais aussi des faubourgs où les habitations de bric et de broc poussent parfois sans eau ni électricité et où il faut une sacrée ténacité pour survivre au milieu des trafics en tout genre et d’une police réputée corrompue.



  • Vendeur ambulant dans une rue de Mexico
  • Diable chargé de marchandises dans une rue de Mexico
  • Petit stand ambulant dans une rue de Mexico

Une ville qui grouille de monde, une ville des petits boulots de rue…



  • Femmes assises dans un espace réservé du bus à Mexico
  • Panneau signalant un espace réservé aux femmes et aux personnes handicapées
  • Espace du métro de Mexico exclusivement réservé aux femmes et aux enfants

Une ville confrontée à un nombre effrayant de féminicides et où des espaces dans le bus et le métro sont strictement réservés aux femmes…


Une ville qui vous attrape

Mais l’impression qui me reste surtout est que Mexico est une ville qui vous retourne le cœur comme une mama mexicaine retournerait une tortilla, une ville qui vous attrape l’esprit comme un mole ou un pozole bien pimenté vous mettrait la langue en feu, une ville grouillante de vie avec des hommes et des femmes qui, comme leur ville, ne baissent jamais les bras !


L'incroyable richesse du musée d'anthropologie

Impossible de venir à Mexico sans visiter ce célèbre musée d’anthropologie qui reçoit, sur ses quelque 8 hectares, plus de 2 millions de visiteurs par an. Onze salles au rez-de-chaussée sont consacrées au Mexique préhispanique, tandis que l’étage est dédié aux cultures des peuples indigènes du Mexique actuel, chaque culture contemporaine étant présentée en correspondance avec la culture préhispanique dont elle est issue.



  • Entrée du Musée national d’anthropologie de Mexico
  • Cour du Musée national d’anthropologie et sa fontaine monumentale
  • Scène de la vie préhistorique au Musée national d’anthropologie
  • Reconstitution de la vie des premiers humains au Mexique
  • Femmes des premiers groupes humains en train d’accoucher au Musée national d’anthropologie
  • Reconstitution d’une scène de chasse préhistorique au Musée national d’anthropologie
  • Statuette préhispanique au Musée national d’anthropologie
  • Sculpture préhispanique richement ornée au Musée national d’anthropologie
  • Arbre de vie mexicain exposé au Musée national d’anthropologie
  • Tête colossale olmèque au Musée national d’anthropologie
  • Reconstitution d’un personnage préhispanique au Musée national d’anthropologie
  • Stèle sculptée au Musée national d’anthropologie
  • Sculpture préhispanique monumentale au Musée national d’anthropologie
  • Figurine préhispanique aux incrustations turquoise
  • Sculpture préhispanique représentant un personnage assis
  • Statue préhispanique exposée au Musée national d’anthropologie
  • Pierre du Soleil aztèque au Musée national d’anthropologie
  • Statues monumentales devant la Pierre du Soleil au Musée national d’anthropologie
  • Codex préhispanique exposé au Musée national d’anthropologie
  • Sculpture préhispanique d’un personnage richement paré
  • Sculpture en terre cuite d’un personnage préhispanique
  • Sculpture préhispanique représentant un personnage coiffé
  • Coiffe de plumes exposée au Musée national d’anthropologie
  • Vêtement traditionnel brodé exposé au Musée national d’anthropologie
  • Masque en perles de l’art wixárika (huichol)
  • Jaguar en perles de l’art wixárika (huichol)
  • Détail d’un objet en perles de l’art wixárika (huichol)


Les voladores : même pas peur !

Devant le musée d’anthropologie, nous avons frissonné devant la danse des voladores, un rituel qui existait déjà avant l’arrivée des Espagnols. D’origine totonaque, il avait pour but de favoriser la fertilité de la terre. Du haut d’un mât d’une trentaine de mètres surmonté d’une plateforme qui tourne sur elle-même, 4 acrobates se lancent dans le vide avec une corde attachée autour du ventre et passant derrière leur cheville, pendant qu’un 5ème homme, le Caporal, juché en haut du poteau, honore le soleil en jouant des airs avec sa flûte et son tambour.



Côté symbolique, le mât représente un phallus qui s’enfonce dans la terre nourricière et les 4 voladores symbolisent les quatre points cardinaux. Chacun effectue 13 rotations autour du mât, soit 52 rotations à eux quatre, un chiffre traditionnellement associé au grand cycle de 52 ans, sorte de "siècle mésoaméricain" au terme duquel le temps et le monde se renouvelaient.


Sur le Zócalo, danses et rituels de purification

Lors de notre visite du Zócalo, nous sommes intrigués par un son de corne de brume et nous nous retrouvons devant un spectacle assez surprenant : vêtus de pagnes, la tête coiffée de plumes colorées et les chevilles ornées de bracelets en coquillages, des concheros évoluent en cercle tout en chantant.


D’autres pratiquent des rites de purification, les limpias, en brûlant du copal, en passant des plantes sur le corps et le visage de la personne et en soufflant dans un gros coquillage.



Alors, attrape-touristes ou culture encore vivace… J’opterais pour "un peu les deux", car parmi ceux qui recevaient une limpia, il y avait certes beaucoup de touristes, mais nous avons aussi remarqué de nombreux Mexicains qui semblaient vivre ce rituel de purification avec un profond recueillement.


Iztapalapa : vol au-dessus d'une colonia popular

Iztapalapa est une immense alcaldía populaire de la capitale où vivent près de 2 millions d'habitants. Une partie importante de sa population vit dans des conditions précaires, avec notamment de graves problèmes d'approvisionnement régulier en eau courante. La pauvreté y est très marquée et certains de ses quartiers ont longtemps été réputés parmi les plus dangereux de Mexico.


Des programmes visant à lutter contre la pauvreté et la délinquance ont été lancés : création d'un téléphérique de près de 11 km pour désenclaver certains quartiers, développement du réseau d'eau, ouverture de centres culturels, fourniture de peinture pour les maisons, appel à des graffeurs pour réaliser des fresques visibles depuis les cabines du téléphérique…



Selon les autorités, ces nombreux programmes auraient amélioré la situation pour les habitants et réduit l’insécurité, mais en discutant avec la slameuse Mariana, née et vivant à Iztapalapa, nous avons eu le sentiment que les centres culturels étaient réservés à la culture "officielle", qu’Iztapalapa restait dangereuse, en particulier pour les femmes, et que beaucoup, beaucoup restait à faire malgré l’énergie d’une partie de la jeunesse qui tente coûte que coûte de changer les choses.


Admirez le talent des graffeurs muralistes d’Iztapalapa ! Il faut dire que l’art mural est inscrit dans la culture mexicaine depuis plus de 2 000 ans. Au début du XXe siècle, après la Révolution mexicaine, il devient un véritable mouvement artistique visant notamment à "amener l’art au peuple". Diego Rivera (le mari de Frida Kahlo dont nous vous reparlerons dans un autre article) est l'un des représentants les plus connus de ce mouvement.


Le pouvoir politique comprend rapidement tout l’intérêt de cet art accessible à tous. Sous la présidence d’Álvaro Obregón, de 1920 à 1924, son secrétaire à l’Éducation publique, José Vasconcelos, fait notamment appel aux muralistes dans le cadre de son vaste projet d’éducation populaire et de construction d’une identité nationale.



  • Maisons colorées et fresques murales d’Iztapalapa vues depuis le Cablebús
  • Grande fresque sur les toits d’Iztapalapa
  • Quartiers populaires d’Iztapalapa et leurs fresques vus depuis le Cablebús
  • Fresques peintes sur les toits d’Iztapalapa
  • Maisons et toits peints d’Iztapalapa vus depuis le Cablebús
  • Fresque monumentale représentant une femme et des planètes à Iztapalapa
  • Fresque peinte sur un toit d’Iztapalapa
  • Maisons aux façades colorées vues depuis le Cablebús d’Iztapalapa
  • Quartier aux maisons colorées et fresques murales à Iztapalapa



Au musée des Cultures populaires, de surprise en surprise


Des masques à faire peur… ou presque !

Nous poursuivons notre découverte de la richesse culturelle de Mexico au Musée national des Cultures populaires avec une exposition consacrée aux masques.


  • Masque traditionnel mexicain aux cheveux longs au Musée national des Cultures populaires
  • Masque traditionnel rouge aux dents blanches au Musée national des Cultures populaires
  • Masque traditionnel zoomorphe coloré au Musée national des Cultures populaires
  • Masque traditionnel mexicain rouge et jaune
  • Collection de masques traditionnels mexicains au Musée national des Cultures populaires
  • Masques traditionnels mexicains de différentes formes et couleurs


Et un concert que nous n'attendions pas


Affiche du concert de soutien à Juan Monedita au Musée national des Cultures populaires

Le jour de notre visite se tenait un concert multiartistes en soutien à Juan Monedita, une figure iconique du rock alternatif pour enfants et fondateur du groupe Los Monedita de Oro.


Hospitalisé à ce moment-là, il est malheureusement décédé début septembre.


Lien vers l'un de ses morceaux filmé dans ce musée : Monedita de oro. Nadie - Video clip oficial - YouTube





Lors de ce concert, nous avons pu découvrir la vitalité de la musique mexicaine pour enfants et j’ai eu personnellement le bonheur de voir Dominique danser !


Peut-être un effet des chapulines (sauterelles) qu'il avait dégustées quelques jours avant !








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© 2021 Voilier Shazzan

Crédit photo : Shazzan, Machin Truc, Violaine Parcot, Clémentine Caillat

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