🇵🇦 Panama #1 : CĂ´tĂ© ville et cĂ´tĂ© canal Â
Dernière mise à jour : 20 sept.
De la skyline de Panama City aux navires géants de son canal, nous découvrons un Panama tout en contrastes. Avec, entre deux escapades, quelques travaux sur Shazzan et beaucoup de vie à Panamarina !
Nous avons passé quelque temps au Panama et avons profité de cette escale pour sortir Shazzan de l’eau (il avait besoin de quelques propretés) et faire un petit tour sur la côte pacifique.

Cette balade nous a donné l’occasion de découvrir la skyline de Panama City et de voir Dominique captivé par la noria des bateaux sur le canal de Panama : peut-être une réminiscence de son ancien travail de logisticien ou plus sûrement, à voir l’étincelle dans ses yeux, une expression de son âme d’enfant fascinée par la technique comme les circuits de train, les mécanos ou autres barrages sur les ruisseaux !
Je dois bien avouer que ce qui nous a toutefois le plus touchés et interpellés reste la rencontre des Kunas sur leurs îles magnifiques et menacées (dont nous vous parlerons bientôt), mais j’en connais parmi vous qui, à l’instar de mon cher co-capitaine, se passionnent pour la technologie, alors je me fends de ce petit article plus conforme aux sentiers empruntés par la plupart des touristes !!!
Panama City, une capitale occidentale entre les deux Amériques
Une population cosmopolite sous la skyline
Au premier regard, Panama City ressemble à bien d’autres grandes métropoles du monde...

Importante place financière, la ville s’avère très cosmopolite et l’on entend bientôt plus l’anglais que l’espagnol au pied d’édifices dont l’architecture est parfois assez remarquable.
Une ville qui se décline entre quartiers d'affaires trépidants et banlieues décrépies, grands centres commerciaux et étals de rue, tours audacieuses et maisons colorées.
Une prospérité très visible qui ne profite manifestement pas à tous. Dans les quartiers historiques, les rénovations embellissent les façades et attirent commerces et visiteurs, mais l’embourgeoisement qui les accompagne repousse peu à peu les habitants les plus précaires vers la périphérie.
Une banderole aperçue au détour d’une rue résume à elle seule les tensions que provoque cette transformation : "Sin habitantes no hay patrimonio" — sans habitants, pas de patrimoine.
Gratte-ciel et architecture moderne de Panama City Maisons colorées d'un quartier ancien de Panama City Gratte-ciel modernes de Panama City, dont la tour torsadée F&F Tower Place arborée du quartier historique de Panama City Immeubles et gratte-ciel de Panama City Banderole "Sin habitantes no hay patrimonio" dénonçant les effets de l'embourgeoisement à Panama Cit
D’un continent à l’autre… ou presque !
L’immense Pont des Amériques enjambe le canal à son entrée dans le Pacifique.
Lors de son inauguration en 1962, il rétablissait par la route la continuité terrestre coupée par le canal entre les deux parties de l’isthme. De là à considérer qu’il relie l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud, il n’y a qu’un pas… que nous avons évidemment franchi !

Bien sûr, nous avons joué les touristes de base en allant passer quelques heures en Amérique du Sud…
Une petite trempette dans le Pacifique et un bon verre de vin chilien pour compléter la carte postale !

Le canal de Panama, des bateaux et des étoiles dans les yeux de Dominique
Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire du canal ni les techniques employées… Certains ont fait le boulot pour moi : https://www.youtube.com/watch?v=pW-4JUCTBtg
Porte-conteneurs franchissant les écluses de Miraflores sur le canal de Panama Schéma en coupe du canal de Panama, de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique, avec ses différentes Navire de commerce guidé dans les écluses de Miraflores par les petites locomotives de traction, les
Toutefois, deux points complémentaires :
Élargissement en 2016
Après près de neuf ans de travaux, le canal élargi est inauguré le 26 juin 2016. Un chantier pharaonique : plus de 5 milliards de dollars investis, près de 40 000 travailleurs mobilisés, de nouvelles écluses permettant le passage des géants Neopanamax, ces géants qui peuvent approcher les 370 mètres de long et dépasser 50 mètres de large.
La capacité de transport de marchandises s’en est trouvée doublée.
Problème de sécheresse
En 2023, une sécheresse exceptionnelle a contraint, pour la première fois, les autorités panaméennes à limiter le nombre de bateaux autorisés à franchir quotidiennement le canal. Habituellement, environ 36 navires le traversent chaque jour. Le trafic a d'abord été ramené à 32, puis jusqu'à 22 passages quotidiens en décembre 2023.
En cause : le niveau particulièrement bas du lac Gatún, dont l'eau douce est indispensable au fonctionnement des écluses mais aussi à l'alimentation en eau potable d'une grande partie de la population
Des marchandises contre de l’eau douce ?
Des solutions sont envisagĂ©es pour sĂ©curiser l’approvisionnement en eau, notamment la crĂ©ation d’un nouveau rĂ©servoir sur le rĂo Indio.
Mais difficile de ne pas s’interroger : jusqu’où faudra-t-il aménager le territoire pour permettre à toujours plus de marchandises de traverser la planète ?
Je sais bien que c’est simpliste de le dire comme ça, mais peut-être serait-il temps de réduire un peu le nombre de tonnes transportées sur les océans plutôt que de chercher sans cesse à adapter notre planète à nos besoins !
Les petites vacances de Shazzan Ă Panamarina
Shazzan avait besoin de quelques propretés : le voilà donc sorti de l’eau, tracteur et remorque en guise de Travelift, pour un séjour sur ber à Panamarina.
Mais un chantier, ce n’est pas seulement gratter, poncer, bricoler et essayer, encore une fois, de rattraper le retard du blog ! C’est aussi la vie entre voisins de ber, les rencontres et les bons moments partagés : cours de préparation des arepas avec Judith, notre voisine vénézuélienne, dîner franco-vénézuélo-néo-zélandais, virées en annexe et cocktails bien mérités…
Mais nous avons tout de même souffert : des chitras ! Ces minuscules bestioles piqueuses ont transformé nos jours et nos soirées en véritable cauchemar. Nous avons tout essayé, jusqu’aux remèdes de grand-mère et à l’huile étalée sur le corps. Rien n’y faisait. Notre seule parade efficace : de véritables "douches" au répulsif local, le OFF, dont le nom est totalement raccord avec son efficacité !
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Sortie de l’eau de Shazzan sur la rampe de Panamarina, à l’aide d’une remorque et d’un tracteur Shazzan sur sa remorque tirée par un tracteur à Panamarina Entretien de la coque de Shazzan au chantier de Panamarina Cours de préparation des arepas avec Judith, notre voisine de ber vénézuélienne, à Panamarina Dîner entre amis néo-zélandais, vénézuéliens et français au chantier de Panamarina Sortie de l’annexe à notre retour à Panamarina Dominique et moi, cocktails à la main, pendant notre escale à Panamarina



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